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Un GIE devenu la Mutualité Dentaire de l’Est Créé en 1994, le GIE d’Etupes est né
de la volonté des Mutualités françaises
du Doubs et du Territoire de Belfort
d’associer leurs moyens pour la
fabrication de prothèses dentaires. La
démarche séduit ensuite la Mutualité
française d’Alsace, qui rejoint le GIE en
1998. La qualité des prothèses
fabriquées par le GIE permet d’asseoir
sa renommée sur des valeurs sûres,
reconnues dans le milieu dentaire
professionnel. Une réorganisation
nécessaire à son développement, met
toutefois un terme au GIE, fin 2007.
Suite à cela, en 2008, la Mutualité
Dentaire de l’Est, ou MDE, est créée.
Elle compte alors 3 établissements et
64 collaborateurs, basés dans l’Est de
la France. Elle assure la fabrication de
prothèses dentaires pour les centres
de santé dentaire mutualistes de Colmar,
Saint Louis, Mulhouse, Roppe, Belfort, Delle, Audincourt, Montbéliard, Besançon
et Pontarlier. Son chiffre d’affaires 2010 a
été de plus de 3,8 millions d’euros, avec
une progression de plus de 8%. Ajoutons
à cela que la Mutualité est certifiée ISO
9001 et ISO 13485.
2010 marque également le virage
technologique de l’entreprise. « Nous
voulions mettre en oeuvre un 4ème
site de production, à Erstein, à côté de
Strasbourg, qui serait notre « vitrine
technologique », nous explique Daniel
Quarrey.
Notre objectif était de compléter notre
métier traditionnel, très artisanal, par
une solution d’usinage numérique
incluant la machine-outil (MOCN), le
logiciel et les périphériques. Une
automatisation de nos process qui
était en parfaite adéquation avec
notre stratégie de croissance.»

<< Notre métier est fortement concurrencé,
par les pays « low cost »
notamment, il fallait donc trouver la
bonne solution pour rendre possible
l’équation : amélioration de notre
productivité et de notre polyvalence
inter-sites + optimisation de la qualité
+ automatisation des process =
avantages concurrentiels indispensables.
Le progiciel WorkNC DENTAL de
SESCOI, associé à un centre d’usinage
Willemin MACODEL, sont les réponses
adaptées. >> Daniel Quarrey, Directeur de la Mutualité Dentaire de l’Est.
Une étude de marché sur 2 ans…Dès 2008, Daniel Quarrey prend, si l’on
peut dire, son bâton de pèlerin et fait
le tour de France, élargi à la Suisse et
l’Allemagne, pour connaître toutes les
offres existantes qui répondraient à
ses besoins. « J’ai rencontré de
nombreux laboratoires, enfin, ceux qui
avaient déjà mis en place une
démarche d’usinage 3+2 ou 5axes. Je
suis allé sur les salons professionnels
dédiés à ce secteur et, d’ailleurs
quasiment chaque fois, j’ai rencontré
les solutions de SESCOI. J’ai également
mis en place, au sein de la société, une
équipe projet avec des personnes de la
production, afin que le choix soit
collaboratif. En effet, il était important
qu’ils puissent me donner leur opinion
sur les fonctionnalités métier de la
solution qui serait choisie. »
Le cahier des charges de la MDE est à
la fois simple et complexe. « Il nous
fallait une solution complète, de la
MOCN à l’informatique de production,
en passant par le fabricant d’outils et
le scanner. C’était un premier point. Il
nous fallait surtout une solution
« métier » spécifique au monde de la
prothèse dentaire, facilement et
rapidement exploitable par les non
techniciens que nous sommes.»
Le choix sera fait en 2010, ce sera,
entre autres :
WorkNC DENTAL le logiciel de FAO
dédié, 100% ouvert de SESCOI Willemin MACODEL pour le centre
d’usinage.
« C’était un pari pour nous, mais nous
avons bénéficié d’un véritable
accompagnement de la part de Sescoi
et de Willemin MACODEL » ajoute-t-il.
Un pari commun en quelque sorte.»
Aujourd’hui… Avec l’usinage numériqueLe prothésiste dentaire est un artisan. Il
est, tout à la fois, créateur, sculpteur,
modeleur, métallurgiste, polisseur, etc.
Toutes les étapes se déroulaient,
jusqu’alors, exclusivement manuellement.
Aujourd’hui, la technologie remplace
une partie de ces étapes. La prise
d’empreinte et la maquette en cire
restent incontournables. Ensuite, le
modèle est scanné, récupéré via
WorkNC DENTAL, tout est alors
automatisé, grâce à ses assistants
d’usinage qui aident à générer
rapidement des parcours fiables. Les
parcours sont optimisés grâce à
WorkNC dental pour s’adapter à
chaque type de matériel. Après la
validation du projet d’usinage
(positionnement, optimisation des
placements, création des attaches) par
le prothésiste, les informations sont
transmises directement à la MOCN
Willemin MACODEL qui usine la pièce.
Avec le module Automation de
WorkNC Dental, mis en place au sein
de la MDE, l’ensemble du processus de
production est géré, sans intervention
externe. Il faut rappeler que, associé
au contrôleur de la machine grâce à
un système de communication
bidirectionnelle qui assure en une
maîtrise permanente, le module
Automation permet de lancer et
d’arrêter la machine-outil et de
planifier les projets à réaliser en
dirigeant les travaux vers celles qui
sont disponibles.
« Je ne suis pas du tout technicien, je
ne rentrerai donc pas dans les détails
techniques,» nous confie Daniel
Quarrey. Ce que je peux vous dire,
c’est que nos professionnels ont été
rapidement convaincus par la qualité
et la finition des prothèses produites
avec WorkNC Dental et la MOCN
Willemin MACODEL. Ils obtiennent une
régularité difficile à reproduire et à
garantir avec la main de l’homme.»
Les atouts de la solution pour la MDERappelons que la solution d’usinage
numérique du site d’Erstein a été mise
en place en février 2011. « Nous avons
redimensionné notre activité en
fonction de l’arrivée des nouvelles
technologies, mais nous sommes
conscients que nous les avons sous
exploitées l’année dernière, » atteste
Daniel Quarrey. Nos objectifs 2012
sont beaucoup plus ambitieux. »
En quelques points:Utilisation à 80% du centre d’usinage
numérique ; Gains de temps attendus de 50 à 60 % ; Mise en place d’une organisation intersites
plus souple et polyvalente ; ROI sur 2 ou 3 ans maximum ; Augmentation de la productivité et
donc, vecteur de croissance pour la
MDE.
La conclusion de Daniel Quarrey :« L’apport de la solution d’usinage
numérique pour la MDE est
nécessaire, mais pas suffisante.
L’expertise métier de nos équipes a
déjà su faire la différence. Avec
l’automatisation du site d’Erstein
nous avons franchi une première
étape qui concerne 25% environ du
travail au quotidien, le reste étant
toujours géré de façon manuelle.
Cette expérience nous montre
néanmoins que nous disposons
encore d’une marge de progression
et que nous allons pouvoir continuer
à augmenter notre productivité
grâce à la chaîne numérique.
A l’aube de 2012 la MDE est une
entreprise de 4 sites, 88 salariés,
desservant 16 centres de santé
dentaire mutualistes dans lesquels
évoluent 90 chirurgiens dentistes.
C’est en 2011 un chiffre d’affaires de
4,5 millions d’euros et plus de
20.000 prothèses réalisées exclusivement
en France.
A nous ensuite de faire en sorte que
les bons process, ajoutés aux bons
outils avec une organisation
rigoureuse, une bonne stratégie et
de bons partenaires, nous redonnent
les avantages concurrentiels qui
nous permettront de combattre à
armes égales avec les pays « low
cost ».»
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