|
Historique de CERPI Créée en 1991 par Louis RISTIC,
son Directeur Général, CERPI est
spécialisée dans l’usinage de
pièces complexes, d’outillages de
moules et matrices et compte un
effectif de 10 personnes. Son point
de départ : l’automobile, secteur
bien connu de M. Ristic qui y avait
fait ses premières armes. Très vite
il faut se diversifier. L’arrivée du 5
axes a permis à CERPI de bien
s’implanter dans l’aéronautique.
Les étapes de la FAO chez CERPI :
de la sous-traitance les deux
premières années, puis Euclid et
enfin WorkNC en 1995. « Un
changement de méthode de travail
et de mentalité important pour la
société. » Confie M. Ristic. « Il a
fallu passer de la théorie de Bézier avec Euclid, au point par point
avec WorkNC. Mais le gain de
temps, la facilité de programmation,
l’optimisation de notre productivité
ont été quasi immédiats. »

<< L'arrivée d'un module
5 axes dans WorkNC a été
une réelle avancée pour
nous, car nous retrouvons
dans l'environnement
familier de la version 3
axes, toutes les fonctionnalités
nécessaires à la
création de programmes
d'usinage performants >> Louis Ristic, Directeur Général de Cerpi SA
Une diversification et un différenciateur : deux atouts pour CERPI.« Sous-traitant, notamment pour
l’automobile, j’ai vite compris
l’intérêt de l’usinage en 5 axes de
formes complexes pour nous
démarquer de la concurrence et
conserver nos marges. Nous nous
sommes alors rapidement équipés
avec une machine portique Jobs 5
axes de 4 mètres de course en X
avec une broche de 22 kW pour
usiner les matériaux durs », se
remémore Louis Ristic.
Restait à convaincre des clients
habitués à travailler avec des soustraitants
plus gros. Beaucoup
doutaient en effet de la pérennité
de CERPI et de sa capacité à
traiter correctement, et dans des
délais réduits, les problèmes
posés. La passion et le savoir-faire
technique de Louis Ristic n’ont
pas été de trop pour séduire les
techniciens et vaincre les réticences
d’acheteurs peu enclins à prendre
des risques.
Ce développement de CERPI s’est
fait essentiellement dans le domaine
aéronautique, dont la taille des
pièces correspond bien aux
capacités des machines en place.
De plus, le réel savoir-faire dans
l’usinage des alliages légers et de
matériaux plus exotiques, tels le
titane ou l’inconel, ont aidé à ce
développement. CERPI ne compte
plus les pièces prototypes ou de
séries réalisées pour les différentes
familles d’Airbus, tout comme les
outillages de fabrication, notamment
pour le drappage de pièces en
matériaux composites.
Cette évolution de ses activités a
conduit CERPI à s’équiper en 2002
avec une seconde machine Jobs 5
axes disposant cette fois d’une
broche UGV de 32 kW tournant à
10 000 tr/mn avec une vitesse
d’avance de 16 m/mn. C’est elle
qui usine aujourd’hui les premières
pièces destinées au futur A380.
Mais l’usinage sur commande
numérique ne serait rien sans une
chaîne CFAO amont efficace.
« Nous sous-traitions la programmation
de nos machines avant de
nous équiper d’Euclid et de son
module SurfApt sur station de
travail sous Unix, puis sous Windows
NT. Et c’est notre sous-traitant qui
nous a fait découvrir WorkNC de
Sescoi », explique Eric Lavaure,
responsable des méthodes.
« Nous nous sommes vite aperçus
que WorkNC apportait une véritable
facilité de programmation en 3 axes.
De plus, nous pouvions simuler les
parcours d’outils à l’écran, afin de
les valider, et créer facilement
plusieurs passes d’usinage. »
WorkNC a été complété par
WorkNC CAD il y a un peu plus de
deux ans pour la conception des
outillages. Puis CERPI a testé en
grandeur réelle, sur des grilles de
perçage aux formes complexes
destinées à l’assemblage de l’A380,
le module 5 axes de WorkNC dès
le mois de juin 2003.
« L’arrivée d’un module 5 axes
dans WorkNC 16 a été une réelle
avancée pour nous, car nous
retrouvons dans l'environnement
familier de la version 3 axes, toutes
les fonctionnalités nécessaires à la
création de programmes d’usinage
performants. Sa facilité d’utilisation
nous a fait gagner un facteur 4 ou
5 par rapport à ce que nous
faisions en programmation 5 axes
avec Euclid. De plus, grâce à une
collaboration très étroite avec
Sescoi R&D, nous avons pu
modéliser la géométrie et la
cinématique de nos différentes
machines, afin de simuler et de
valider à l’écran nos programmes.
Une sécurité qui évite les tests et
nous permet de laisser nos
machines travailler toutes seules la
nuit, notamment pour les longues
opérations de finition », conclut
Louis Ristic.
|